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Le fond et la forme.
Dans un bâtiment on distingue la forme et le fond. C'est-à-dire, la vision extérieure de l’œuvre d’une part et, d’autre part, ce pour quoi ou pour qui, elle est construite. Son apparence, sa structure, son pouvoir isolant, ses transparences : c’est la forme de l’enveloppe protectrice qui est nécessairement l’objet de toutes les réflexions. Et pourtant en pratique, c’est l’espace vide compris entre les murs qui fait sens. C’est dans les méandres de leurs enchaînements et selon le bon vouloir de leurs proportions que prennent forme nos vies. Or, l’intérieur se lit dans la forme. La recherche d’une harmonie entre le fond et la forme, le dedans et le dehors me semble être essentielle dans l’acte de construire.
Présence, pertinence, pérennité.
De plus, cette apparence extérieure entretient d’elle-même un discours avec son environnement et avec l’histoire du lieu dans lequel elle s’inscrit. L’architecte devra veiller à la pertinence de ce discours et à une présence affirmée de l’objet construit face au territoire.
En effet, au-delà des contraintes règlementaires et techniques assurant une indispensable pérennité à l’ouvrage et un volume habitable sain et économe en énergie, l’idéal serait qu’en plus, la construction soit apte à exprimer l’esprit de nos vies, voire à révéler le « génie du lieu ».
La création.
A chaque architecte son regard. On pourrait citer l’audace technique d’un Brunelleschi à la renaissance Florentine, ou la remarquable poésie du regard de Le Corbusier vibrant aux « jeux savants et magnifiques des volumes assemblés sous la lumière », ou encore le regard hypocrite de Robert Venturi et de son « hangar décoré » bien en rapport avec notre époque ! Un regard pragmatique verra que, aujourd’hui comme hier, c’est dans le rapport entre le plein et le vide, la forme et la fonction, le public et le privé, le lourd et le léger, l’existant et le créé, ou bien le lisse et le rugueux, que mûrit la réflexion architecturale. Les possibilités de créations qui en résultent sont infinies …et elles n’attendent que vos envies pour pouvoir s’exprimer. |
William Ravoavison
Architecte diplômé de l’école d’architecture de Toulouse en 1987.
Exerçant en libéral depuis 1988.
Participant pendant quatre années
au Groupe Coopérative Architecture à Toulouse.
Auteur de la conception de plus de 150 maisons individuelles et d’une dizaine de bâtiments à destination industrielle, de bureaux ou de logements collectifs dans Toulouse et sa région durant ces vingt
dernières années.
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